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Réflexion sur la situation Politique et le Dialogue au Sénégal (Par Idrissa Diaîté)

Vendredi 12 Avril 2019

Réflexion sur la situation Politique et le Dialogue au Sénégal (Par Idrissa Diaîté)

La situation actuelle du pays mérite réflexion républicaine et lucidité patriotique de part et d’autres, loin des Laudateurs et des « nez allongés », qui œuvrent de manière récurrente pour leur intérêt individuel au détriment de l’intérêt général.
Combien de personnes sont mortes ou avoir tout sacrifié dans leur vie pour un idéal de combat et de sursaut national, biaisé après certaines victoires ?
Qui n’a pas sa part de responsabilité dans le secret de sa conscience interne dans tout ce qui nous arrive dans la trajectoire historique politique du SÉNÉGAL ? Les Toutologues censés connaître tout sont interpellés.

Le Sénégal étant un pays majoritairement religieux (99%) avec des croyances fortes, pourquoi et toujours l’argent et le pouvoir pervertissent nos comportements en faisant fi de nos valeurs et de notre culture ? Est-ce un problème de système ou de mécréance rampante ? Même le comportement de nos guides religieux exclusivement musulmans, devient un problème social, ne se souciant point de l’au-delà, se limitant beaucoup plus à être de simples citoyens ?
Que valent pour l’histoire, tous les combats menés par les hommes et femmes surtout de la gauche avec le vécu actuel ? Des sacrifices que seul le retrait de l’âme est plus pénible.
La mémoire des braves combattants morts pour la patrie, n’a –t-elle aucun sens pour nous autres éphémères personnes ?
Qu’est-ce qui nous fait courir sans aucune introspection devant l’argent et le pouvoir ? aucune retenue morale avec des porteurs de parapluies bulgares? La mort n’a-t-elle aucun sens au SENEGAL ?
Par la Grandeur de Dieu, combien de vénérés Khalifes GÉNÉRAUX, Cardinaux nous ont quitté et cela
n’intéresse plus le Sénégalais mortel ?
Feu Ndiouga KÉBÉ milliardaire (paix à son âme) était sénégalais ;
Feu Djily MBAYE milliardaire (paix à son âme) était sénégalais ;
Feu Léopold Sédar SENGHOR, ancien Président de la République (paix à son âme) était sénégalais parmi nous.

Face à tout ce qui précède liste non exhaustive, sommes-nous amnésiques, de n’accorder aucun crédit à ce monde éphémère en privilégiant que la jouissance et autres comportements négatifs ?
Sommes-nous à l’ère d’Alexandre Le Grand (le plus grand conquérant de l’Histoire) assassin de ses amis ? Pour Valérie Giscard D’ESTAING, entre le pouvoir et la vie, il faut savoir choisir. Le pouvoir à un certain moment est très fort dans la vie mais en finalité c’est la vie qui domine devant le pouvoir.
Nous sommes réconfortés dans cette logique par Ronald Reagan, une vie américaine (1990). Confronté aux limites humaines, il arrive au Président des Etats-Unis de se sentir humble et désavoué et de se référer à la seule puissance de Dieu.
Pour Fidel CASTRO à son procès : il faut toujours être dans le camp de l’histoire « Condamnez-moi, l’histoire m’acquittera ».
Il est vrai que c’est le contexte qui détermine le tout, mais pourquoi le diabolos sénégalais est-il prégnant et dominant pour un meilleur SENEGAL connu de tous et de toutes même sans aucun dialogue?Avec ou sans dialogue, que chacun soit patriote, véridique et joue sans aucun calcul sa partition.

A quoi auront servi tous les efforts et tous les sacrifices connus ou méconnus du pouvoir et de l’opposition, une fois l’objectif atteint, l’on en arrive à des situations d’incompréhensions déplorables de part et d’autre.

Nous savons d’avance que le pouvoir absolu pervertit et que tous ceux qui sont à l’origine des dysfonctionnements stratifiés depuis l’alternance de 2000 à nos jours, acceptent aussi un jour le verdict de la roue de l’histoire. Ce verdict est coloré d’un jugement divin et d’un jugement sur terre par respect à tous les sacrifices consentis par les uns et les autres.
Il est vrai que dans la situation actuelle, tout est urgence. Toutefois, les sénégalais veulent des idées partagées et acceptées les unes des autres menant à des priorités et non à des urgences. Ainsi, tout dialogue, toute concertation doit définitivement régler tous les contentieux récurrents de tous ordres. Force est de constater qu’il semble exister un consensus pour préserver la paix avec un dialogue républicain (fourre-tout) différent du dialogue politique (les seuls acteurs). Pour une suite logique pourquoi ne pas faire le bilan critique du dernier dialogue ? Le pays n’a pas besoin de dialoguer chaque année ou chaque deux ans quand tout est clair, net et transparent. Les grandes retrouvailles s’imposent en cas de force majeure pour l’unité et la stabilité du pays. Qu’importe le régime en place, la nation restera éternellement reconnaissante à celui qui maintiendra toujours le flambeau de la paix. La paix reste et demeurera la principale richesse de notre pays. Beaucoup de pays à sous-sol, d’or, de diamants, de pétrole… l’ont malheureusement compris face à des événements tragiques non régulés par anticipation. Le ciment de la solidarité sénégalaise réside dans la religion (99%) et les confréries très puissantes.

Présentement, à cause de la politique, il y’a trop de fractures à l’intérieur des confréries, entre les confréries, entre les ethnies, entre les familles, entre professionnels. Sous-estimer ce problème social sans y mettre un véritable frein, le SÉNÉGAL va tout droit vers des lendemains incertains et instables par défaut de véritables régulateurs dignes de nom. C’est une véritable bombe à fragmentation visible par tous et toutes sans aucune alerte digne de référence. Ce problème social rampant mérite tous les investissements réels. C’est là où sont attendus les véritables guides religieux et les sincères patriotes.

Le Sénégal a véritablement besoin de sauver ses fondamentaux partout et toujours. C’est un défi et nous le pouvons, nous le devons sans aucune partie prise, rien que la vérité, rien que la justice.
- Où va le SENEGAL quand des amitiés de plus de quarante (40) ans sont totalement détruites avec un froid glacial ?
- Où va le SENEGAL quand les amis d’hier deviennent des ennemis d'aujourd'hui et réciproquement ?
- Où va le SENEGAL avec autant de rancœurs, de méchancetés dans des propos cyniques réduisant de fait la bonne distance sociale qui avait toujours prévalu. Depuis l’indépendance à nos jours, il y’a un véritable turn-over politique. Les tenants du pouvoir d’hier deviennent des opposants et
réciproquement (PS, PDS, partis de gauche, APR…). Fort de ce vécu expérientiel où, se trouve donc
le problème pour des appels à des dialogues récurrents si chacun joue son véritable rôle ? Nous
agissons tous et toujours selon nos humeurs et calculs quotidiens et après coup se poser la question
tout ça pour ça après avoir dépassé la ligne rouge ?
- Où va le SENEGAL avec autant de préjugés négatifs, jamais imaginés sur une ou des personnes
innocentes, avec une accélération de la cadence ?
- Où va le SENEGAL quand les intellectuels méconnaissables n’anticipent plus sur les phénomènes
sociaux à venir ? sont-ils anesthésiés par les privilèges de leurs nouvelles bourgeoisies ? La rigueur
scientifique n’existe plus dans les débats nationaux. Même certaines études sont volontairement
biaisées.

A titre d’exemple, après la déclaration officielle, le Président Macky SALL est réélu. La véritable analyse politique c’est l’écart de 8% voir 9% entre le pouvoir (58%) et l’opposition (42%) qui est pertinent avec tous les dysfonctionnements mentionnés. Le débat politique doit être plus relevé pour l’intérêt général , parce que quand chacun a ses règles tout se dérègle.
En 2012 , le Président Macky SALL dans l’opposition pure et dure avait eu un score de 65%.
En 2019, avec toutes les possibilités et privilèges du pouvoir pendant sept ans , il a eu un score de 58%!

Idrissa SECK pour sa première participation en 2007 a eu 15%, en 2012 pour sa deuxième participation en ne menant pas de campagne, il rétrograde à 5% . En 2019, à sa troisième participation , il revient à la deuxième position avec 20%.

Ousmane SONKO est une réalité politique voulue ou pas. Il est un véritable phénomène de l’alternance générationnelle, qui s’impose dans le Sénégal et dans la diaspora pour les années à venir.
Liste non exhaustive, voilà des données pertinentes pour la présidentielle de 2019, pour tout politicien du pouvoir et de l’opposition qui se veut vigoureux et rigoureux pour toute analyse futuriste.
- Où va le SENEGAL quand la société civile manquant d’alerte avec tous les dossiers sous le coude, le
nez allongé à la télé, pour se satisfaire d’une présence d’observateurs au conseil constitutionnel ?
- Où va le SENEGAL quand les guides religieux ont certains comportements déplorables ? Pourtant,
notre référence Serigne Touba nous dit « je me suffis à Dieu en dehors des roitelets et à Mouhammad (P.S.L) en dehors des auxiliaires ».
- Où va le SENEGAL avec sa forte demande sociale, de rétribution des comptes toujours réclamée
avec le vécu actuel ?
Faut-il amnistier tous les sénégalais prisonniers, d’égale dignité et effacer tous les montants et biens réclamés aux uns et aux autres ?
Devant toute actualité avec le flair politique, nous sommes tous intelligents. Le peuple est aussi intelligent et demande le respect de son intelligence devant le pouvoir et l’opposition.
- Oui à tout dialogue qui remet définitivement la pendule démocratique avec zéro contentieux électoral pendant au moins 100 ans. Nous le pouvons, nous le devons avec une volonté de patriotes sincères, justes et véridiques.
- Oui à tout dialogue avec une justice d’égale dignité et de fonctionnement républicain de nos
institutions.
- Oui à tout dialogue pour la transparence de nos finances et de nos biens publics.
- Oui à tout dialogue pour le partage des fruits des efforts collectifs.
- Oui à tout dialogue qui ne mêle plus la religion et ses grands guides dans la politique partisane pour
la véritable stabilité du pays.
Dans cette dynamique, il faut éviter de parler de dialogue, de démocratie populaire et dans le vécu appliquer les décisions de sa conscience avec une pensée linéaire (tout pour nous, nous sommes plus malins que les autres). La pendule démocratique doit avoir un battement régulier impersonnel. Personne ne doit toucher ou influer son mouvement selon ses humeurs. Cette pendule doit éviter définitivement les additions et interprétations de jurisprudence dans un pays où il existe une école de droit constitutionnel. Il est vrai que lorsque tout change et que l’on refuse de changer il y’a problème.
Il faut chercher d’autres manières de changer, de penser comme ce fût le cas avec les assises nationales. Il y’aura toujours des réticences au changement pour beaucoup d’individualistes et qu’il faudra éliminer les barrières de méfiances et surtout les perroquets des différentes directions (pouvoir et opposition) pour aboutir à l’essentiel , le Sénégal un et indivisible.
Il faut mettre frein aux déclencheurs de tension et que le pays se mette au serment de fidélité :
La stabilité, rien que la stabilité et partout la stabilité dans le pays.
Tout autre débat partiel avec une pensée linéaire, n’est ni républicain, ni patriote pour l’intérêt exclusif du SÉNÉGAL et du peuple sénégalais.
Il est vraiment temps d’anticiper sur l’avenir réel et idéal du SENEGAL loin de toutes préoccupations
politiques, idéologiques, partisanes, religieuses, confrériques, ethniques, régionalistes.

Quand on est sûr de ne pouvoir vivre le double de son âge ou régner plus de 72 ans comme ce fût le cas de Louis XIV, il y’a à trop méditer en bon pour son pays. Ici toutes nos pensées respectueuses s’adressent à tous les combattants surtout à nos doyens infatigables toujours au front pour un Sénégal Meilleur.
La politique est entrain de pervertir nos mœurs, même le cousinage commence à disparaître. Les sénégalais n’ont plus de repères et d’idoles surtout dans le milieu religieux et politique. La politique est devenue « un bouffe-temps », le lieu de gâchis financiers et de comportements négatifs sans aucune valeur digne de nom.
Certains investissements politiques auraient pu servir à une plus grande rentabilité du pays.
En prenant en compte l’hypothèse postulat vérifié dans toutes les démocraties, qu’aucun parti ne peut gagner seul les élections, pourquoi ne pas s’entendre et créer l’événement politique mondial ?
Il faut institutionnaliser définitivement pour toute élection au SÉNÉGAL, l’acceptation unique de cinq
coalitions avec tous ses ef ets bénéfiques.

Tout parti politique, mouvement et autres sont libres de s’inscrire dans une coalition de leur choix. Les critères et choix de leur candidat président, de leurs futurs députés, de leurs futurs maires et autres leur appartiennent. Ainsi, le débat sur la limitation des partis n’aura plus de sens avec les cinq grandes coalitions acceptées par tous les patriotes et républicains, pour marquer un signal fort.
La politique n’est pas la solution de nos problèmes pour tout patriote, mais c’est la politique qui est notre problème. C’est pour cela qu’il est urgent d’être lucides et de savoir où l’on va dans l’intérêt de la nation.

Ceci nous permet d’éviter à la jeune génération, de répéter Victor Hugo, qui disait « l’espérance en chantant me berçait de mensonges, à présent, j’ai senti, j’ai vu, je sais » Adepte de la théorie d’Hewlett Packard, c’est quand tout va bien qu’il faut changer et plus améliorer pour le SÉNÉGAL qui se veut émergent à l’attente du centenaire de son indépendance en 2060.

IDRISSA DIAITE
Ancien Président des Cadres d’AJ-PADS

Le Redacteur

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