Griezmann envoie l'Atlético de Madrid en finale de Ligue des champions, malgré la défaite à Munich

Mercredi 4 Mai 2016


Grâce à un but d'Antoine Griezmann, l'Atlético de Madrid s'est qualifié en finale de la Ligue des champions, malgré sa défaite à Munich lors de la demi-finale retour (2-1). Les Colchoneros s'en sont sortis au terme d'une partie incroyable, avec deux penalties repoussés.

Le match : 2-1

Après 1974 et 2014, l’Atlético de Madrid disputera une troisième finale de Ligue des champions, le 28 mai prochain à Milan. Les Colchoneros, superbes au match aller à domicile (1-0), ont su résister à la puissance offensive bavaroise ce mardi, s'inclinant d'un but à l'Allianz Arena (2-1), au terme d'une partie incroyable.

Le Bayern Munich a pourtant eu tout juste en première mi-temps, reproduisant le schéma de l’Atlético à l’aller, avec un pressing étouffant, et une récupération haute. Les Madrilènes, parfaitement organisés comme à leur habitude, ont répondu dans l’engagement, pour une entame d’une folle intensité. Mais l’abnégation collective des hommes de Simeone, illustrée par les décrochages défensifs de Griezmann, a atteint sa limite. Face aux vagues munichoises, l’Atlético a craqué, et Xabi Alonso a fait la différence sur coup-franc, en voyant sa frappe déviée par Gimenez (31e). Ce même Gimenez a plombé une deuxième fois les Colchoneros, en provoquant un penalty pour une faute sur Martinez. Oblak a rattrapé son erreur en bloquant la tentative de Müller (35e), mais le constat restait le même : asphyxié de la sorte, l’Atlético de Madrid ne pouvait pas s’en sortir. 

Face à cette impuissance, Diego Simeone a tenté un coup tactique à la pause, en passant au 4-3-3, replaçant Koke dans l’axe. Et le pari de l’Argentin s’est transformé en coup de génie. Parti à la limite du hors-jeu sur un service de Fernando Torres, Antoine Griezmann est allé battre Neuer (54e), pour éteindre l’Allianz Arena. Un temps apathique devant le réveil madrilène, le Bayern a repris le dessus durant les vingt dernières minutes. Et Lewandowki, buteur de près sur une remise parfaite de Vidal, a permis au Bayern de revenir à un but de la qualification (74e). Neuer a sauvé les siens, en repoussant un penalty généreusement accordé à Fernando Torres, après une faute de Martinez en dehors de la surface bavaroise (83e), pour ajouter encore de l’électricité dans une fin de match folle. Au bord de la rupture, l’Atlético, vaillant, a finalement résisté, pour exploser de joie au terme de cinq minutes de temps additionnel. La bande de Simeone attend désormais son adversaire, le Real Madrid ou Manchester City, qui s’affrontent mercredi (20h45).

L'homme : Griezmann historique

Après son doublé salvateur face au FC Barcelone en quart de finale retour, Antoine Griezmann s’est encore mué dans le peau du sauveur à l’Allianz Arena. Le Français a inscrit son 7e but en Ligue des champions cette saison, améliorant ses statistiques, avec 31 buts, toutes compétitions confondues. Avec 9 buts, il est devenu le meilleur buteur de l’histoire de son club en C1. Plus que son froid réalisme devant Neuer, Griezmann a été précieux dans le jeu, avec des passes toujours à-propos, et un travail défensif énorme. Sorti à la 82e minute, le Français a suivi du banc les dernières minutes. Un petit rôle de spectateur pour un immense acteur.

Le fait : Oblak stoppe le penalty de Müller

La série d’invincibilité de Jan Oblak s’est donc arrêtée à 632 minutes, sur le coup-franc de Xabi Alonso. Mais le gardien slovène de l’Atlético a vite repris le dessus, en sortant le penalty de Thomas Müller, avec une excellente anticipation sur sa droite (35e). Un arrêt décisif, qui a empêché les Bavarois de faire le break, donnant à l’Atlético un sursis décisif. Thomas Müller, qui avait retrouvé une place de titulaire, après la polémique de son absence du onze de départ à l’aller, n’a jamais su se faire pardonner de son tir pas suffisament appuyé. Oblak, lui, a continué son récital jusqu’au bout.

Après avoir été sorti par le Real Madrid en 2014 puis le FC Barcelone en 2015, l'entraîneur du Bayern Munich Pep Guardiola a chuté une troisième fois de suite en demi-finale face à une équipe espagnole. Triste conclusion de la période bavaroise du Catalan, qui entraînera Manchester City la saison prochaine.


Le Redacteur